Ce weekend, Simon était parti chez son père. Je n'avais rien de prévu, je n'avais pas le moral. Me retrouver seule, encore, tout un weekend. Rien ne me tentait, je n'avais aucune envie. Quand mon fils n'est pas chez moi, c'est comme si je n'étais pas complète, comme si il s'en était allé avec une partie de moi, je manque d'oxygène. Mais je garde en tête que ce n'est que trois jours alors je me reprends. C'est le moment de penser à moi. Samedi matin, me voilà donc partie avec ma mère dans les chemins pour aller cueillir des mûres. Une balade de presque deux heures, Pataud a pu bien profiter mais jamais trop loin de moi, la chasse est ouverte, le bruit de quelques coups de feu me l'a rappelé. 

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Dans l'après-midi, j'ai fait un peu de ménage mais ma maison avait tellement été briquée la dernière fois qu'elle ne nécessitait pas un grand nettoyage. Tant mieux, je n'étais pas très motivée pour. Ensuite, j'ai cuisiné les mûres fraîchement cueillies du matin. J'ai raté mes muffins, je me suis alors rattrapée avec un gâteau. Je me suis assoupie dans un bain en me laissant bercer par Tchaikovsky et quand je me suis réveillée, la nuit était pratiquement tombée. Plus qu'une journée à l'attendre... Pataud aussi s'impatientait.

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Ce matin, j'avais demandé à mes parents si je pouvais les accompagner à la messe. Lorsque j'ai commencé le catéchisme, j'étais obligée d'aller à la messe tous les dimanches matin. Une fois ma communion passée, j'ai arrêté de m'y rendre. C'est maintenant que le besoin se fait ressentir. Simon étant inscrit depuis cette année au catéchisme, nous avions décidé tous les deux d'aller au moins une fois par mois à la messe et finalement, même sans lui, j'y vais. Et ce matin, j'avais besoin d'y aller et j'ai découvert, en prime, une petite ville qui s'anime le dimanche matin. Un petit marché, les commerces ouverts, les gens en terrasse des cafés... Je me suis vue y revenir la semaine prochaine avec mon fils et y acheter des légumes de saison, des produits laitiers frais et pourquoi pas un bon pain en boulangerie, chose que je ne fais pratiquement jamais. Nous nous sommes arrêtés, sur le chemin du retour, dans un village voisin où se trouvait une brocante. Je n'ai pas fait d'achat cette fois. Lorsque je suis rentrée chez moi, le ciel s'était voilé. Dans l'après-midi, j'ai eu le temps d'apercevoir la pluie qui commençait à tomber juste avant de m'endormir dans mon canapé. C'est le froid qui m'a réveillée malgré la couverture qui me couvrait. Il était encore tôt alors je me suis motivée, j'ai préparé une soupe avec des légumes du potager de mon père et pendant qu'ils cuisaient, j'ai eu le courage de repasser. Ca y était, j'étais prête à accueillir mon fils, tout était fait, le ménage, le repassage et même notre souper. "Super de la soupe! Je vais encore grandir comme ça!", "Maman, je peux reprendre un muffin raté?" C'est bon, j'ai retrouvé le moral, il est là.

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