Vendredi matin, en ouvrant mes volets, je me suis bloquée le dos. J'ai été obligée de porter une minerve une bonne partie de la journée. Dès que je bougeais ma tête, la douleur se ravivait. J'ai gardé ce mal tout le weekend. Est-ce à cause de ça que je me suis sentie énervée à longueur de temps? J'étais à fleur de peau, prête à partir au quart de tour. Samedi après-midi, Simon a bien voulu m'accompagner dans les magasins pour lui racheter quelques pantalons, il grandit tellement vite. Et pendant que j'étais partie reprendre la bonne taille d'un gilet, j'ai confié à Simon le soin de faire la queue vu le monde qu'il y avait. Je ne suis pas partie loin, ni longtemps, je l'avais toujours en visuel. Quand je suis revenue, mon petit garçon s'était fait doubler. Ce n'est pas dans mes habitudes mais à ce moment là, je me suis dit que si je laissais passer ça, je montrais à mon fils que les gens avait le droit de ne pas respecter un enfant. Alors, je l'ai signalé, gentiment, à la femme devant moi. Celle-ci a nié. Je suis restée choquée de cette mauvaise foi, de ce non respect, de cette injustice. J'ai senti le rouge me monter aux joues, j'ai quand même rétorqué mais elle restait sur sa position. Tant pis, qu'elle la garde sa place, je ne suis pas à cinq minutes près. J'avais fait mon devoir, j'ai montré à Simon qu'on ne doit pas se laisser faire et que des fois, on pouvait tomber sur des gens malhonnêtes.

Le soir venu, ma mère et moi avions réservé nos places, depuis quelques jours, pour un concert violon/piano dans une église d'un village voisin. Simon restait avec son papy. Il allait pouvoir lui expliquer comment c'était déroulé sa première quête. En effet, nous avions été à la messe du samedi soir et le prêtre avait demandé à Simon s'il voulait faire la quête. Quel honneur! J'ai été très surprise et aussi très fière lorsque je l'ai entendu dire oui. Il l'a fait comme il fallait et m'a dit en revenant à sa place que ça lui avait plu.

Lorsque le concert a commencé, je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite mais cette colère, qui ne me lâchait pas, avait disparu. Mon mal de dos aussi. La musique adoucit vraiment les moeurs. Un moment de grâce, un arrêt dans le temps. La musique parfois douce, parfois vive, parfois menaçante, parfois rassurante me faisait tout oublier. Tout est revenu au moment du coucher, je n'aurais pas dû repenser à cette journée. Mon mal de dos m'a empêché de dormir.

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Ce matin, nous sommes partis sur une brocante. Simon avait décidé de prendre son argent aussi, sait-on jamais! Pour lui, ce fut un jeu de société, une dizaine de billes et un petit jeu en ressort. Un monsieur nous a interpelé pour nous donner le nom exact, je l'ai déjà oublié... Pour moi, ce fut une grosse caisse en fer à repeindre, un tableau pour ma cuisine et un panier en osier. Quand nous sommes rentrés à la maison, nous avons mangé et fait les devoirs. C'est tout de suite après que mon corps m'a fait comprendre qu'il fallait arrêter maintenant. L'aspirateur et le repassage attendraient. Il fallait que je m'allonge. J'ai dormi plus d'une heure, profondément. Quand je me suis réveillée, j'étais encore énervée, j'avais toujours mal au dos. Je me suis donc assise, j'ai regardé dehors, j'ai respiré et je me suis dis stop! Je veux passer un bon dimanche, je ne veux pas finir mon weekend dans cet état. J'ai commencé par faire un calin à Simon. Mes batteries étaient rechargées. Pour me faire pardonner de cette colère continue, j'ai promis à mon petit garçon un apéritif et un bon repas, un croque saumon/chèvre. Nous avons même sorti la porcelaine. C'était décidé, nous finirions ce weekend comme si c'était une fête et ça en était presque une puisque demain, nous n'aurions pas de réveil. Un rendez-vous médical pour Simon nous faisait manquer l'école et le travail. Demain, le réveil ne sonnera pas de bonne heure et ce soir, j'acceptais de regarder un petit dessin animé avec lui. J'ai rallumé le poêle  pendant le dîner et lorsque je suis allée coucher Simon, je lui ai rajouté une couverture sur son lit. Je pense que la chaudière va bientôt étre rallumée, le froid commence à se faire sentir. 

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