Ma semaine me parut longue et en même temps, je ne l'ai pas vu passer. Je me suis levée plus tôt tous les jours pour arriver de bonne heure au travail. Mes journées étaient bien chargées. J'en ai profité pour voir mon amie d'enfance, un soir. Nous avons mangé toutes les deux au restaurant juste après avoir été me faire masser dans un institut. C'était un cadeau d'anniversaire et je n'avais pas pris le temps pour le faire. J'ai aussi profité du calme à la maison. Pas de pression, pas d'horaire à respecter. Cette semaine, je n'ai pas râté les débuts de film comme d'habitude... Mais qu'est-ce qu'il m'a manqué... Pourtant, je devrais avoir l'habitude, il part quand même en vacances chez son père mais cette fois, ce n'était pas pareil... Est-ce qu'il était heureux? Est-ce qu'il n'avait pas de petit coup de cafard le soir? Est-ce qu'il arrivait à se débrouiller seul?

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Il est rentré dans la nuit de samedi à dimanche. J'ai retrouvé un petit garçon épuisé mais tellement heureux de me retrouver. C'est lui qui m'a trouvé en premier, moi je le cherchais dans cette foule d'enfants. C'est seulement une fois dans mes bras que j'ai retrouvé mon souffle, mon oxygène, ma raison d'être... "Pataud va bien?" fut sa première phrase. Notre dimanche n'a été que câlin. Notre canapé fut notre refuge. De toute façon, dehors, il pleuvait, pas de regret! J'ai quand même dû m'occuper de sa valise, la machine à laver a tourné dans l'après-midi jusqu'à ne plus avoir de place sur le séchoir. Pendant que le déjeuner gratinait dans le four, j'ai préparé des croissants au chocolat et une pâte à crèpe. Nous n'avions pas pu fêter la chandeleur ensemble, nous nous sommes donc rattrapés. Notre journée s'est résumé à ça : linge, canapé, crèpes et surtout douceur. La douceur de sa petite main me caressant le visage, la douceur de son odeur, la douceur de la couverture qui nous réchauffait, la douceur des timides rayons du soleil qui apparaissaient tout à coup puis disparaissaient comme ils étaient venus, la douceur de ses mots pour m'expliquer combien je lui ai manqué,la douceur de ses compliments : "ta soupe est bien meilleure que celle que je mangeais là-bas!"

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Oui, mon fils m'a manqué. Oui, j'ai pu profiter comme je le pouvais, comme je le voulais de cette semaine sans lui. Oui, j'aurais pu faire plus mais nous ne faisons pas toujours comme nous le voulons. Il faut aussi avoir les finances qui suivent et les amis disponibles. Je serai à nouveau seule à partir de jeudi soir, pendant huit jours. Alors, je me lèverai encore de bonne heure pour faire plus d'heures au travail, pour pouvoir les récuperer avec lui. Je verrai encore mon amie pour une sortie restaurant/cinéma. Je profiterai encore de la chaleur de ma maison, seule. Enfin... pas vraiment seule puisque Pataud est toujours dans les parages. Et quand Simon reviendra à la maison, nous partirons en famille, à la montagne, "je pourrais t'apprendre à skier Maman!"

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