26 février 2017

Un grand bol d'air

Il y a eu une journée sur la route à regarder les paysages défiller et l'arrivée dans notre chalet où nous avions la chambre de quatre avec ma soeur et sa fille. Il y a eu une belle journée ensolleillée où nous avons repéré les stations de ski et admiré les descentes vertigineuses des skieurs qui profitaient de ce temps parfait pour cette activité. Il y a eu un lendemain dans le brouillard épais. Tant pis, il fallait profiter de nos vacances malgré tout. Nous sommes donc partis en randonnée. Il y a eu cette montée de deux kilomètres qui nous a mené à un lac gelé dont nous ne voyions même pas l'autre côté du rivage à cause de toute cette brume. Il y a eu de nombreux fous rires et des descentes en luge improvisée avec des sacs. Il y a eu pas mal de glissades sur le sol gelé et l'humidité qui nous glaçait mais les rires en cascade nous ont fait oublier le froid.

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Il y a eu aussi une journée bien pluvieuse. Tant pis! Le seul moyen d'oublier ce temps était de s'en accomoder. Nous sommes partis faire le tour d'un autre lac dans une ville voisine. Le chemin était tortueux et par moment glissant. Le paysage était superbe et le chocolat chaud, après cette balade rafraîchissante qui nous avait fait rosir les joues, était le bienvenu.

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Le lendemain, le soleil n'était toujours pas décidé à se montrer. Tant pis! Ce sera patinoire pour les enfants. Une virée à cinq avec mon petit homme qui n'était pas vraiment rassuré de monter sur des patins. Heureusement, il n'était pas seul. Il y a eu ce changement de comportement à chaque passage devant ma soeur et moi. Au début, il était bien accompagné, entouré des deux grandes. A la fin, il partait seul malgré quelques chutes. Il s'est même précipité au travers de la patinoire pour aller aider sa cousine qui était tombée. Il est sorti de là, fier de lui et ravi de cette découverte.

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Il y a enfin eu une journée où le temps se montrait clément pour aller skier. Sur nous dix, ils étaient six à partir skier dont Simon. Moi, je ne me suis pas sentie de monter. Les descentes me semblait trop pentues, la peur m'a gagné. Il y a eu alors un petit garçon bien courageux qui est parti sans moi, avec les autres, dans les montagnes, sur des pistes vertes mais aussi des bleus. Mais avant de partir, il y eu cette chute du télésiège. Une chute d'au moins deux mètres avec mon cousin qui a ralenti la chute de Simon. Il est tout de suite remonté. Je suis restée là, angoissée, les larmes au yeux, à le regarder sans pouvoir aller le prendre dans mes bras à cause de ces barrières. Peut-être était-ce un mal pour un bien, il aurait ressenti ma peur et ce serait peut-être désisté... Cette journée n'a pas été ma préférée. Je le savais entouré mais l'angoisse ne m'a pas quitté. A son retour, je me suis sentie évidemment mieux mais aussi très fière de lui, du courage qu'il a montré, de son aventure dans les montagnes, sans moi, comme un grand.

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Pour la dernière journée, il y a eu enfin de la neige. En une heure de temps, un tapis blanc a tout recouvert. C'était le moment idéal pour aller, tous ensemble, se promener en raquettes. Au début, la route était dégagée mais au fur et à mesure, elle est devenue glissante, le trajet était angoissant pour ma mère qui conduisait mais aussi pour nous qui sentions la voiture glisser. Il y a eu ce virage de trop qui nous a mis dans le fossé. Premier accident de voiture pour Simon. Nous sommes sortis, quelques voitures se sont arrêtées pour nous demander si tout allait bien. Un peu sous le choc mais rien de casser. Mes cousins et tantes ont fait demi tour pour attendre avec nous la dépanneuse. Il y a eu pas mal de voitures coincées à cet endroit et même un accident entre deux d'entre elles. Nous avons pris l'accident dans le bon sens, personne n'était blessé et quoi de mieux que le rire pour déstresser? Une fois la voiture sortie du fossé, il était trop tard pour les raquettes mais pas pour le tour du lac, ni pour une bataille de boules de neige qui n'en finissait pas et des fous rires encore et encore à en oublier ce qui venait de se passer. La voiture n'avait rien non plus. Nous pourrions repartir demain à condition de changer une roue. Tout allait bien, nous avions eu beaucoup de chance. C'est seulement à partir de là que le soleil a commencé à faire de timides apparitions.

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Nous sommes rentrés hier, fatigués et malade pour ma part. Nous avons été, tout de suite, récupérer Pataud. Les narcisses, dans le jardin, sont sorties de terre. Il y a déjà eu une première lessive. La valise est rangée. Peut-être un coup d'aspirateur dans la journée et ce sera tout. Les devoirs de Simon sont faits. Nous allons tout simplement rester là, dans notre cocon chaud et douillet qui nous a quand même manqué pendant une semaine.

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12 février 2017

A sa place

Vendredi matin, comme une folle envie, il fallait que j'aille chez le coiffeur. Rendez-vous pris pour le midi. J'y suis arrivée avec des cheveux ternes, longs, sans forme. J'en suis ressortie, ravie, avec une coupe de femme! Assez court pour sentir le vent caresser ma nuque et avec une couleur qui se rapproche de ma couleur naturelle, blond cendré. Je suis sortie le soir avec des amies, ciné, resto et un dernier verre pour deux d'entre nous. J'ai envié mon amie qui voulait rentrer chez elle, auprès de ses enfants et de son homme. J'ai passé une bonne soirée, du début à la fin. Ca m'a fait du bien de passer du temps entre filles, de se raconter nos petits secrets, de rire.

Le samedi, je suis également sortie mais là, c'était une toute autre histoire. J'ai retrouvé des amis dans un bar. Il y avait un concert, l'endroit était rempli et l'alcool coulait à flot. J'étais dans un bar me diriez-vous mais quand on reste sobre et que les gens autour non, il y a comme un décalage... Je me suis demandée, à plusieurs reprises, ce que je faisais là. Mais je ne pouvais pas partir, j'étais venue accompagnée et je devais attendre cette personne pour la ramener chez elle. Je ne pouvais pas la laisser là, entourée de ces drôles de gens. Comme la veille, un ami nous a laissé en cours de soirée pour rentrer chez lui retrouver sa femme et sa fille. Comme il avait raison quand il me disait qu'il n'était pas à sa place là et qu'il était bien mieux chez lui. Comme j'aurais aimé aussi rentrer chez moi retrouver mari et enfants. Après réflexion, si j'avais eu un homme dans ma vie, je ne me serai pas retrouver dans cet endroit. J'ai quand même dansé un peu mais au moment des slows, je suis sortie. Je ne voulais absolument pas me retrouver dans les bras d'un homme qui aurait eu les mains baladeuses à cause de l'alcool. J'ai vu des hommes que je savais en couple, flirter aves des femmes qui n'étaient pas les leurs. J'ai vu des femmes passer de bras en bras et ne pas savoir se décider quel homme choisir pour au final, n'en choisir aucun. J'ai vu des femmes habillées d'une telle façon que je me suis sentie grand-mère dans mon jean, mon tee-shirt et mon gros gilet. Mais je préfèrais largement mes goûts vestimentaires et ma façon d'être que la leur. C'était donc ça la vie de célibataire? C'était donc ça la valeur des couples d'aujourd'hui? Autant être seule. J'ai repensé à ceux qui avaient préféré rentrer chez eux. Je sais que j'aurais réagi de la même manière qu'eux et je me suis sentie comme une extraterrestre parmi les gens qui m'entouraient.Je ne voulais pas être témoin de ces comportements et quand je l'ai fait savoir, on m'a répondu qu'il n'y avait rien de mal... J'ai pensé à mon fils et je me suis rappelée combien j'aimais ces soirées rien que nous deux à la maison, combien j'étais devenue casanière, combien le monde en dehors de notre cocon m'effrayait. Je voulais rentrer mais n'arrivais pas à convaincre la personne que j'attendais et qui continuait de boire, "bah attends, le bar ne ferme pas encore!" C'est à trois heures que j'ai pu enfin espérer rentrer chez moi. Une fois seule dans la voiture, j'ai mis ma musique, du classique. Respiration profonde, soulagement... C'était fini.

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Aujourd'hui, j'ai reçu un message : "très bonne soirée hier mais un peu mal à la tête ce matin!". Pas moi. Moi je suis juste fatiguée et un peu écoeurée de la nature humaine. Ma tête va très bien et je n'ai pas eu envie de répondre à ce message. Aujourd'hui, j'ai juste envie d'être chez moi et d'oublier le monde de dehors. Alors j'ai cuisiné en écoutant Beethoven. J'ai lavé mes affaires de la veille qui sentaient la cigarette et la bière. Même mon manteau avait reçu de la bière, mon sac, mon écharpe... Je me souviens encore de la sensation désagréable de la bière froide qui coulait dans mon dos à cause d'un homme imbibé qui était venu me parler... Non non, j'ai dis que j'oubliais cette soirée... Alors, j'ai fait cuire mes endives, j'ai préparé un risotto tomate/poulet et une compote de pommes et j'ai fait une tarte courgette/tomate/chèvre. Le chant de ma cuisine m'a permis de m'évader, l'eau qui bouillonnait, l'huile qui chauffait et les oignons qui crépitaient dans la poêle. J'ai passé presque trois heures dans ma cuisine. Ma maison sent bon et mes repas sont prêts pour la semaine à venir, dernière avant un départ au ski, en famille. Ce soir, je vais prendre un bain, je vais allumer des bougies, je vais regarder un bon film et je sais que je vais me sentir bien chez moi, à ma place...

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06 février 2017

Nos retrouvailles

Ma semaine me parut longue et en même temps, je ne l'ai pas vu passer. Je me suis levée plus tôt tous les jours pour arriver de bonne heure au travail. Mes journées étaient bien chargées. J'en ai profité pour voir mon amie d'enfance, un soir. Nous avons mangé toutes les deux au restaurant juste après avoir été me faire masser dans un institut. C'était un cadeau d'anniversaire et je n'avais pas pris le temps pour le faire. J'ai aussi profité du calme à la maison. Pas de pression, pas d'horaire à respecter. Cette semaine, je n'ai pas râté les débuts de film comme d'habitude... Mais qu'est-ce qu'il m'a manqué... Pourtant, je devrais avoir l'habitude, il part quand même en vacances chez son père mais cette fois, ce n'était pas pareil... Est-ce qu'il était heureux? Est-ce qu'il n'avait pas de petit coup de cafard le soir? Est-ce qu'il arrivait à se débrouiller seul?

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Il est rentré dans la nuit de samedi à dimanche. J'ai retrouvé un petit garçon épuisé mais tellement heureux de me retrouver. C'est lui qui m'a trouvé en premier, moi je le cherchais dans cette foule d'enfants. C'est seulement une fois dans mes bras que j'ai retrouvé mon souffle, mon oxygène, ma raison d'être... "Pataud va bien?" fut sa première phrase. Notre dimanche n'a été que câlin. Notre canapé fut notre refuge. De toute façon, dehors, il pleuvait, pas de regret! J'ai quand même dû m'occuper de sa valise, la machine à laver a tourné dans l'après-midi jusqu'à ne plus avoir de place sur le séchoir. Pendant que le déjeuner gratinait dans le four, j'ai préparé des croissants au chocolat et une pâte à crèpe. Nous n'avions pas pu fêter la chandeleur ensemble, nous nous sommes donc rattrapés. Notre journée s'est résumé à ça : linge, canapé, crèpes et surtout douceur. La douceur de sa petite main me caressant le visage, la douceur de son odeur, la douceur de la couverture qui nous réchauffait, la douceur des timides rayons du soleil qui apparaissaient tout à coup puis disparaissaient comme ils étaient venus, la douceur de ses mots pour m'expliquer combien je lui ai manqué,la douceur de ses compliments : "ta soupe est bien meilleure que celle que je mangeais là-bas!"

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Oui, mon fils m'a manqué. Oui, j'ai pu profiter comme je le pouvais, comme je le voulais de cette semaine sans lui. Oui, j'aurais pu faire plus mais nous ne faisons pas toujours comme nous le voulons. Il faut aussi avoir les finances qui suivent et les amis disponibles. Je serai à nouveau seule à partir de jeudi soir, pendant huit jours. Alors, je me lèverai encore de bonne heure pour faire plus d'heures au travail, pour pouvoir les récuperer avec lui. Je verrai encore mon amie pour une sortie restaurant/cinéma. Je profiterai encore de la chaleur de ma maison, seule. Enfin... pas vraiment seule puisque Pataud est toujours dans les parages. Et quand Simon reviendra à la maison, nous partirons en famille, à la montagne, "je pourrais t'apprendre à skier Maman!"

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